La crise des Gilets Jaunes a confirmé que la politique suivie par Mohammed VI est dictée par des conseillers français. Le traitement réservée aux manifestants est identique à celui réservé aux marocains qui se sont manifesté contre la précarité et la cherté de la vie quotidienne.

Selon le nouveau ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, il s’agit de manifestants mobilisés par l’extrême droite et Marine Le Pen. Au Maroc, le Makhzen les a accusés de séparatistes et de traîtres. Les médias des deux pays ont oeuvré à rendre le mouvement populaire aussi noir que possible. Chaque incident est magnifié et crié des toits.

Un autre ministre, Darmanin, est allé encore plus loin, appelant les vestes jaunes «la peste brune». Au pays de Mohammed VI, les activistes qui ont répondu favorablement à l’appel du boycott de certains produits du Makhzen ont été qualifiés par les dirigeants marocains de “mdaouikh” (écervelés).

Autant Macron que le roi du Maroc n’ont pas hésité à féliciter les forces de l’ordre pour leurs actes de répression contre les contestataires. Si Macron s’est engagé à verser une prime exceptionnelle aux forces de l’ordre, Mohammed VI est allé plus loin : il a ordonné d’augmenter leurs salaires.

Le syndicat Alliance s’interroge sur les consignes de non-intervention reçues face aux casseurs. Et accuse le gouvernement de vouloir décrédibiliser les mouvements sociaux. Pour Alliance, la stratégie de laissez-faire du gouvernement n’a qu’un objectif, jeter le discrédit sur l’ensemble de la mobilisation contre la Loi Travail.


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