Selon le professeur Said Salmi, le palais semble vouloir répéter le scénario suivi avec Le Journal: faire disparaître Akhbar Alyoum en utilisant les moyens financiers. C’est-àire, en lui coupant le robinet des recettes publicitaires à un moment où la tendance du prix du papier est à la hausse.

Pour le professeur de l’Université de Franche-Comté, la guerre déclenchée contre Le Journal a eu les conséquences suivantes:

1.- Aboubakr Jamaï a quitté le Maroc pour s’installer aux Etats-Unis, où il a obtenu un magistère à Harvard Business School, une des meilleures universités au monde et où il a tissé un solide réseau de connaissances et d’où de temps en temps il lance des salves contre le Makhzen.

2.- Aida Alami avait un public qui ne dépassait pas les 10.000 lecteurs au Journal. A présent, elle écrit au New York Times, Aljazeera English et Atlantic et ses lecteurs se comptent par millions.

3.- Une des auteurs du livre “Le Roi Prédateur” qui a fait beaucoup de mal au roi, faisait aussi partie de l’équipe du Journal.

4.- Le livre “Mohammed VI, le grand malentendu” d’Ali Amar, est une récopilation des investigations du Journal pendant 10 ans.

Le professeur Salmi conclue que si le Makhzen met fin à Akhbar Alyoum, beaucoup de ses plumes vont choisir l’exile mais ils pointeront leurs armes journalistiques depuis l’étranger. Ils seront probablement recrutés par les deux journaux internationaux qui ont l’intention de lancer des versions arabes et ne manqueront pas d’attirer les talents ejectés par Mohammed VI.


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