par Ali Lmrabet

Les “islamistes” du PJD qui se sont tus pour garder leurs strapontins ministériels quand le Makhzen réprimait, séquestrait, torturait et condamnait à profusion, découvrent aujourd’hui que le régime pouvait aussi se retourner contre eux.

L’étoile montante du PJD et parlementaire à la Chambre des conseillers Abdelali Hamidine a été déféré à la Chambre criminelle de Fès par un juge d’instruction. Il sera jugé le 25/12/2018 pour la mort de Mohamed Aït Ljid, un étudiant anti-islamiste tué en 1993.

Au-delà de la mort tragique de ce pauvre garçon, il faut rappeler qu’il s’agit d’une affaire déjà jugée. Hamidine ayant été condamné à deux ans de prison qu’il a purgés dans les années quatre-vingt-dix.

Et plus encore, après l’arbitrage de l’Instance équité et réconciliation (IER), lancée par le roi Mohamed 6, il a été établi “l’aspect autoritaire” de la détention de Hamidine et l’Etat a réparé ce tort en l’indemnisant Hamidine avec 82 900 dirhams.

Mais tout cela ne sert à rien dans un pays comme le Maroc où la justice est couchée alors qu’elle devrait être le dernier rempart contre les injustices du régime.

On s’en prend à Hamidine parce qu’il fait partie du secteur critique du PJD, parce que son mentor est Abdelilah Benkiran, parce qu’il a défendu le journaliste Taoufik Bouachrine, et surtout parce qu’il a déclaré récemment : « La monarchie, dans sa forme actuelle, entrave le progrès, l’évolution et le développement. Si elle ne change pas, elle ne rendra service ni à elle-même ni au pays ».

Sûrement pas pour rendre justice à la famille de Mohamed Aït Ljid.

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