L’«incident d’Agadir»

L’Allemagne voit à juste titre dans cette intervention une violation des accords signés à Algésiras cinq ans plus tôt. Le 1er juillet 1911, elle dirige la canonnière Panther vers Agadir pour signifier à la France qu’elle n’a pas tous les droits au Maroc.

À Paris, l’opinion se déchaîne aussitôt contre l’Allemagne. Les diplomates et l’état-major se montrent prêts à l’affrontement. À Londres, une bonne partie du gouvernement prend fait et cause pour Paris.

La Grande Guerre, que d’aucuns espèrent, va-t-elle éclater sur ce futile différend ?

Heureusement, le président du Conseil français Joseph Caillaux est à juste titre convaincu qu’une guerre entraînerait la ruine de l’Europe. Il résiste à toutes les pressions et négocie en secret avec les Allemands.

Il s’ensuit un traité franco-allemand le 4 novembre 1911, avec une cession de territoires, en Afrique équatoriale, du Congo, colonie française, au Cameroun, colonie allemande. L’Allemagne concède en contrepartie à la France une entière liberté d’action au Maroc.

Ce traité d’apaisement est ressenti de part et d’autre comme une lâche concession à l’ennemi et Joseph Caillaux doit céder le pouvoir le 11 janvier suivant à Raymond Poincaré.

Catégories : Non classé

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *